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Création du judo

Cette page vous présente l’histoire et les origines du judo, de sa création par Jigoro Kano à son évolution, d’un point de vue mondial et français.

Le judo, « voie de la souplesse »

Le judo, une inspiration de la nature

La légende veut que tout ait commencé par un vieux médecin chinois qui faisait une promenade en forêt durant un rude hiver, remarqua comment de fines branches de pin s’inclinaient sous le poids de la neige afin de s’en débarrasser, et pouvaient ainsi se redresser sans dommage alors que les branches d’arbres plus robustes cassaient sous le poids.

C’est à partir de là qu’il imagina les premières techniques de JU-JITSU (Art de la souplesse) avec ses premiers principes comme l’utilisation de la force de l’adversaire pour la retourner contre lui et le vaincre.

Du ju-jitsu au judo

L’harmonisation fut très lente, en effet, les différentes écoles gardaient jalousement le secret de leurs techniques, d’autant plus qu’elles pouvaient être un atout majeur lors d’une rencontre sur un champ de bataille, ces techniques étant surtout utilisées lors de combats entre armées de seigneurs rivaux.

C’était l’époque de BO-JUTSU (L’ art du guerrier) et qui a duré du VIIe au XIIIe siècle pendant les grandes guerres civiles qui ont ravagé le pays.

SuivrÀ l’époque du BU-GEI (entraînement du guerrier) qui verra apparaître un début de codification des techniques et d’apprentissage systématique. Des manuscrits illustrés décrivent les prises et techniques, les premières écoles (RYU) apparaissent.

Puis vint l’époque du BUDO (la voie du guerrier). Suite à une très longue période de paix instaurée par le Shogunat (ère TOKUGAWA vers 1603) les batailles entre armées n’avaient plus lieu d’être et les écoles se multiplièrent et s’ouvrirent au plus grand nombre. Vers le milieu des années 1800, on dénombre 159 écoles majeures d’arts martiaux réparties en 8 familles dont le JU-JITSU.

Ces écoles en se multipliant, évoluèrent aussi et passèrent des JUTSU (arts, ensembles de recettes), vers les DO (voie, styles de vie). Ainsi, l’AIKI-JITSU devint l’AIKIDO voie de concordance des énergies, le KEN-JUTSU devint le KENDO (voie du sabre, etc…, et le JU-JITSU le JUDO (voie de la souplesse).

Jigoro Kano et le Kodokan

Jeune, Jigoro Kano, était petit et chétif tant et si bien que ses camarades se moquaient de lui en permanence.

Il ne commençÀ l’étude du ju-jitsu qu’à l’âge de 17 ans au moment de son entrée à l’université de lettres, avec le maître Hachinosuke Fukuda au sein de l’école Tenjin-Shinyo-Ryu dans laquelle il découvre l’Atemi Waza et Katame-waza.

Jigoro Kano allait au dojo tous les jours. À l’époque, les judogi avaient des manches courtes et les pantalons ressemblaient à des bermudas. Les entraînements étaient très rudes et Jigoro Kano en revenait souvent couvert d’ecchymoses et d’égratignures. Mais jamais il ne se serait plaint. Il devint plus fort et résistant, mais restait petit et léger. Aussi essayait-il de bien étudier les autres pratiquants sur leurs techniques et leurs déplacements afin de mettre au point des techniques lui permettant de les vaincre. Ainsi, dans le cours de maître Fukuda, il y avait un élève, Kenkichi Fukushima qui pesait près de 90 kilos. Après l’avoir bien observé, il lui demanda à la fin d’un cours s’il acceptait de le rencontrer. Il le projeta, malgré son poids, de façon spectaculaire avec une technique qu’il venait de mettre au point, KATA-GURUMA.

Jigoro Kano, que sa soif de connaissance dévorait, fréquentait les bouquinistes et achetait tous les vieux manuscrits qu’il pouvait trouver. Il put ainsi se procurer des documents originaux d’autres écoles. Il apprit les techniques du Sumo et redécouvrit l’ancien art des saisies (KUMI UCHI) qui aboutira au travail primordial du Kumi Kata en Judo.

De toutes ses recherches et études, il fit une synthèse et décida de créer son propre Dojo. Ceci se fit en 1882, à côté du petit temple shintoïste d’Eisho-ji où il avait élu domicile. Ce Dojo comptait 12 tatamis (env. 24m²) et 9 disciples venaient y étudier dont Shiro Saigo qui allait bientôt devenir célèbre. Il nomma cette école le KODOKAN. La réputation de l’école ne tarda pas à se propager. Cela rendait jaloux les maîtres des anciennes écoles. À l’époque, la coutume était de se lancer des défis entre écoles concurrentes afin de prouver son efficacité par rapport à l’autre. La tradition étant d’emporter l’enseigne des vaincus, le Dojo de ces derniers perdait presque tous ses élèves. Ainsi, l’école du maître Jigoro Kano gagna bien des défis qui lui furent lancés par bon nombre d’autres écoles.

Le Dojo ne cessa de s’agrandir et de déménagements en déménagements passa de 12 tatamis à 167 tatamis en l’espace de 7 années. Le Judo Kodokan est reconnu en peu de temps comme excellent et efficace depuis que ses étudiants ont vaincu des athlètes d’autres écoles de Ju-Jitsu et des brigades de police spéciales rompues au Bujutsu.

La plus célèbre rencontre à laquelle ont participé les élèves du Kodokan, est celle organisée par la préfecture de police de Tokyo. Shiro Saigo avait été désigné pour combattre avec Entaro Koshi, une sorte de géant patibulaire surnommé le démon de l’école TOKUZA. Saigo esquivait simplement les attaques de Koshi et semblait se moquer de ses tentatives pour l’atteindre ?

Chronologie de Jigoro Kano

DateÉvénement
18/10/1860Naissance à Mikage (près de Kobe), de Jigoro, 3e fils de Jirosaku Mareshiba KANO, intendant naval du Shogunat Tokugawa.
1871La famille KANO se fixe à TOKYO.
1877Jigoro KANO rentre à l’université impériale de TOKYO.
1878Il fonde le Kasei Base Ball Club (le premier au Japon), entre au Tenshi’yo ryu.
1881Licencié ès lettres – entre au Kito Ryu.
1882Diplômé en sciences esthétiques et morales.
1884Attaché à la maison impériale.
1885Reçoit le 7e rang impérial.
1886Reçoit le 6e rang impérial – promu vice-président au collège des nobles.
1888Recteur au collège des nobles.
1889 – 91En mission en Europe pour le compte de la maison impériale.
1891Promu conseiller du ministre de l’éducation.
1893Directeur de l’École Normale Supérieure puis secrétaire du ministre de l’éducation.
1895Reçoit le 5e rang impérial.
1899Nommé président du BUTOKUKAI (centre d’étude des arts martiaux).
1902 – 05Accomplit deux missions en Chine.
1905Reçoit le 4e rang impérial.
1909Il est le premier Japonais membre du Comité International Olympique.
1911Président de la Fédération Sportive (unique) du Japon.
1912 – 13Accomplit des missions en Europe et en Amérique.
1916Reçoit le 3e rang impérial.
1920Prend sa retraite de fonctionnaire et se consacre entièrement au Judo.
04/05/1938Meurt sur le bateau qui le ramenait du Caire (assemblée générale du C.I.O) ; Reçoit le

L’histoire du judo en France

On peut dire qu’en France il y a deux périodes pour le JUDO et le JU-JITSU ; L’avant KAWAISHI et l’après KAWAISHI.

1. Avant Kawaishi

En 1904, Ernest Régnier, qui se faisait appeler RE-NIE, ouvre rue de Ponthieu à Paris, une salle où il enseigne un mélange de lutte et de Ju-Jitsu. Il avait étudié à Londres dans une école Japonaise. L’événement qui allait donner le premier élan au Ju-Jitsu, fut un combat qui eut lieu en 1905 le 26 Octobre, en plein air, sur la terrasse de l’un des bâtiments de l’usine de carrosserie Védrien à Courbevoie. Ernest Régnier a 36 ans, il pèse 63 kilos et mesure 1m65, son adversaire, Georges Dubois, maître d’armes et de boxe, est également professeur d’escrime et sera maître d’armes à l’opéra-comique de Paris. Il mesure 1m68, pèse 75 kilos et est âgé de 40 ans.

Après le traditionnel « Allez messieurs ! » de l’arbitre, le combat commence, les deux hommes s’observent. Sur une feinte de RE-NIE, Dubois attaque par un chassé bas que RE-NIE esquive. S’ensuit un corps à corps qui continue au sol où Dubois essaye d’étrangler RE-NIE, mais celui-ci se saisit du poignet de Dubois et lui porte une clé appelée JUJI-GATAME.

Dubois s’avoue vaincu, le combat a duré moins de 30 secondes.

Au lendemain de sa victoire, RE-NIE reçoit un grand nombre de demandes pour écrire un livre sur le Ju-Jitsu de la part de nombreux hommes de lettres. Guy de Montgaillard va ainsi participer à la rédaction d’un livre appelé « Les secrets du Jiu-jitsu » RE-NIE devient professeur de Ju-Jitsu dans le club du professeur Edmond Desbonnet sur les champs-élysées, le succès est immédiat, et toute l’aristocratie parisienne veut apprendre cette méthode qui permet à un homme de 50 kilos de terrasser un colosse de près de 2 fois son poids.

Cet engouement se terminera de la même manière qu’il a commencé, par un combat où RE-NIE est agressé sournoisement lors d’une démonstration par Witzler, un lutteur professionnel qui lui porte un coup de tête qui projette RE-NIE au tapis la figure en sang. Le combat suivant entre 2 instructeurs Japonais de Londres, n’est pas fait pour arranger les choses, un des deux hommes attrapant le second par les organes prouvant sa virilité et le contraignant à l’abandon. Ce geste ne fit rien pour la « grandeur » du Ju-Jitsu, bien au contraire, les débordements survenus dans la salle à la suite de cette action, poussèrent la préfecture à réglementer les combats de Ju-Jitsu : les combats entre Japonais sont interdits.

Peu à peu, le Ju-Jitsu retombe dans l’anonymat.

Un complément à cette histoire : la page de Laurent Thomas, « L’arrivée du ju-jitsu en France ».

2. Après Kawaishi

Il faut attendre 1932 et une conférence de Jigoro Kano pour que tout recommence. Moshe Feldenkrais, ingénieur et chercheur, passionné d’arts martiaux assiste à cette conférence et présente au maître, un livre qu’il a écrit sur le Ju-Jitsu. En 1934 les deux hommes se rencontrent à nouveau. En 1935, Moshe Feldenkrais, conscient des lacunes dont lui et ses amis souffrent, fait venir d’Angleterre le maître KAWAISHI alors 4e DAN, pour y enseigner le Judo au sein d’une section d’un club de gymnastique et de culture physique réservé à des élèves de confession juive.

Le Ju-Jitsu Club de France était né, dont Jigoro Kano est le président d’honneur. Les pionniers du Judo en France sont des intellectuels, chercheurs ou journalistes tels : Feldenkrais, I et F Joliot-curie (secrétaire générale), Biguart, Bonnet-maury (Président), C.Faroux. A la demande du maître KAWAISHI, cette section fut immédiatement ouverte aux élèves de toutes confessions. Cette section siégeait au 62 de la rue Beaubourg. Très rapidement, un second club ouvrit ses portes le 22 février 1936 rue Thénard toujours à Paris, dans le quartier latin, C’était le Club Franco-Japonais.

En septembre 1939, lorsque la guerre éclate, Moshe feldenkrais doit rejoindre l’Angleterre. Maître KAWAISHI regroupe les deux Clubs en un seul et prend en main la destinée du JUDO en France. La guerre de 39-45 freine un peu le développement du JUDO en France sans le stopper.

Dès 1941 le JUDO s’organise : il devient une section de la Fédération Française de Lutte. Le 30 mai 1943, a lieu le premier championnat de France à Paris salle Wagram, un championnat sans catégorie de poids ni d’âges. Cette compétition attire 3000 spectateurs et draine 19 fois plus que celle réalisée au dernier national de lutte.

Le 9 mai 1944, un mois à peine avant le débarquement en Normandie, se déroulent les seconds championnats nationaux au palais des glaces à Paris. Maître KAWAISHI, est contraint de rejoindre le Japon qui vient de rentrer en guerre, non sans réunir ses plus anciens élèves en leur faisant promettre de rester unis et de s’entraîner le plus souvent possible sans abandonner le JUDO.

Le 5 Décembre 1946, le journal officiel publiait la naissance de la Fédération Française de Judo.

Le collège (C.N.C.N.) allait naître de cette réunion, collège dont les statuts seront déposés en Novembre 1947.

Avant la fin de la guerre, des clubs se sont ouverts à Paris et en banlieue, comme le Club St Honoré avec London, Opéra avec Lamotte, Cercle Sportif avec Mercier et Andrivet, St Martin avec Peltier, JC Nanterre avec de Herdt.

En 1948 Maître KAWAISHI rentre en France et doit s’accommoder des nouvelles structures ; La Fédération et le C.N.C.N étant nés pendant son absence.

L’année 1951 fut décisive pour l’histoire du JUDO. La France adhère à l’union européenne, puis organise les championnats d’Europe à Paris au Vel’d’Hiv. devant 12000 spectateurs et la même année, voit la fondation de la Fédération Internationale.

S’ensuivirent quelques dissensions qui rappellent celles que dut subir Jigoro Kano à ses débuts et qui s’estompèrent rapidement même si la divergence des styles et des opinions existe encore, cela fait la richesse du JUDO.

Les dates importantes

De la naissance de Jigoro Kano aux championnats d’Europe de 2018 : les dates qui ont fait le judo mondial et français.

AnnéeÉvénements
1860Naissance de Jigoro KANO, fondateur du Judo.
1882Début du Judo Kodokan, méthode d’enseignement de Jigoro KANO.
1889Premier voyage d’étude de Jigoro KANO en Europe.
1905Septembre : ouverture d’une école de jujitsu.
1909Le Kodokan, association privée, devient un organisme reconnu légalement, Jigoro KANO est le premier représentant Japonais du Comité International Olympique.
1911Création interne officielle d’une section de formation de professeurs de Judo au Kodokan.
1922Création d’une section « l’Association Culturelle du Kodokan » basée sur les principes du « meilleur emploi de l’énergie » et de la « prospérité mutuelle« .
1930Premiers championnats de Judo, au Japon, à caractère officiel.
1932Création d’une section « l’Association pour l’Etude Médicale du Judo » au Kodokan.
1933Première Conférence sur le JUDO de Mr KANO en France.
1935Octobre : arrivée à Paris de Mikinosuke KAWAISHI
1936Fondation du Ju-Jitsu Club de France.
1941Création d’une section Judo à la Fédération Française de Lutte.
1943Premier championnat de France.
1944Départ de Mr KAWAISHI.
1946Création de la Fédération Française de Judo et de Ju-Jitsu (FFJJJ), Président Paul BONET-MAURY. (1946-1956)
19479 novembre : création du Collège National des Ceintures Noires.
1948Création de la Fédération Européenne de Judo, Président, Aldo TORTI (Italie).
1948Retour de Mr KAWAISHI.
1950Création de la revue Judo.
Première compétition féminine, « autorisée aux dames titulaires de la ceinture orange ».
Arrivée en France de Shozo AWAZU, assistant du professeur KAWAISHI.
1951Adhésion de la France à l’union Européenne.
Premier championnat d’Europe à Paris.
Fondation de la Fédération Internationale.
1955Création du diplôme d’état de Professeur de JUDO.
1956Premier championnat du Monde masculin seniors (Tokyo), Henri COURTINE est demi-finaliste. Monsieur Paul DE ROCCA-SERRA est élu président de la FFJDA. (1956). Jean PIMENTEL est élu président de la FFJDA.
(1956-1961)
1957Scission entre la F.F.J. et le C.N.C.N.
1958Deuxième championnat du Monde à Tokyo : Bernard PARISET est demi-finaliste.
1960Le Judo est inscrit au programme des Jeux Olympiques de Tokyo.
(4 épreuves sont définies : -68kg, -80kg, +80kg, toutes catégories)
19613e championnat du Monde. La France organise pour la première fois, les championnats du Monde de Judo à Paris.
Monsieur Robert BOULAT est nommé Directeur Technique National (1961-1966)
Victoire d’Anton GEESINK, Premier Européen à vaincre les Japonais.
Claude COLLARD est élu président de la FFJDA. (1961-1966)
1962Premières rencontres par équipes entre la France et l’URSS.
1964Le judo est inscrit au programme des Jeux Olympiques.
André BOURREAU, Michel LESTURGEON, Jacques LEBERRE et Lionel GROSSAIN représentent la France.
1966Georges PFEIFER est élu président de la FFJDA. (1966-1972)
Henri COURTINE est nommé Directeur Technique National. (1966-1976).
1967Sortie de la progression Française d’enseignement du JUDO.
1971Arrêté ministériel créant le Comité National des Grades du Judo et réunification du Judo (Protocole d’accord F.F.J.D.A., F.N.J.T.).
1972Le Judo est définitivement reconnu comme sport olympique, Jeux Olympiques de Munich.
Jean-Jacques MOUNIER (légers, 3e), Jean-Paul COCHE (moyen, 3e), Jean-Claude BRONDANI (toutes catégories, 3e), remportent les premières médailles françaises aux Jeux Olympiques de Munich.
1973René AUDRAN est élu président de la FFJDA. (1973-1976 et 1977-1980)
1975Jean-Luc ROUGE devient le premier champion du monde Français à Vienne (Autriche).
1975Premier championnat d’Europe féminin.
1976Premier championnat de France féminin.
Pierre GUICHARD est nommé Directeur Technique National. (1976-1986)
1979Henri COURTINE est élu directeur sportif de la Fédération Internationale de Judo.
1980Premier championnat du Monde féminin (New York). Jocelyne TRIADOU devient la première championne du monde.
Jeux Olympiques de Moscou : Thierry REY et Angelo PARISI sont les premiers Français champions Olympiques.
1981Georges PFEIFER est élu président de la FFJDA. (1981-1984 et 1985-1986)
1982Championnats du Monde féminins (Paris).
Béatrice RODRIGUEZ, Martine ROTTIER, Brigitte DEYDIER, Natalina LUPINO sont championnes.
1986Daniel BERTHELOT est élu président de la FFJDA. (1986-1988 et 1989-1992).
Jean-Luc ROUGE est nommé Directeur Technique National. (1986-1996)
1988Le Judo féminin, sport de démonstration aux Jeux Olympiques (Séoul).
Marc ALEXANDRE est champion Olympique.
1991François BESSON est élu directeur sportif de la Fédération internationale de Judo.
1992Cécile NOWAK et Cathy FLEURY premières Françaises championnes Olympiques à Barcelone. Sont également titrés Laetitia MEIGNAN (3e), Natalina LUPINO (3e), Pascal TAYOT (2e), Bertrand DAMAISAN (3e), David DOUILLET (3e).
Michel VIAL est élu président de la FFJDA. (1992 à 2005)
1994La première coupe du Monde masculine par équipes de nations a lieu à Paris, la France est vainqueur.
Jean-Luc ROUGE est nommé Directeur de la FFJDA.
1996Marie-Claire RESTOUX, David DOUILLET et Djamel BOURAS sont champions Olympiques à Atlanta. Christine CICOT, Christophe GAGLIANO et Stéphane TRAINEAU ont, eux, obtenu la médaille de bronze.
1997David DOUILLET, Marie-Claire RESTOUX, Séverine VANDENHENDE et Christine CICOT décrochent la médaille d’or aux championnats du Monde à Paris, tandis que Larbi BENBOUDAOUD, Christophe GAGLIANO, Djamel BOURAS décrochent celle d’argent, et de bronze pour Magalie BATON, Ulla WERBROUCK et Ghislain LEMAIRE.
Fabien CANU est nommé Directeur Technique National.
1998Coupe du Monde par équipes de nations : les garçons se classent 3ème et les féminines terminent 2ème.
1999Larbi BENBOUDAOUD devient Champion du Monde à Birmingham.
2000Jeux Olympiques de Sydney.
Séverine VANDENHENDE est Championne Olympique et David DOUILLET décroche son 2ème titre Olympique et devient le judoka le plus titré de tous les temps.
Sont également médaillés d’argent Larbi BENBOUDAOUD et Céline LEBRUN, et de bronze Frédéric DEMONTFAUCON et Stéphane TRAINEAU.
2001Championnats du Monde de Munich.
Céline LEBRUN et Frédéric DEMONTFAUCON deviennent médaillés d’or.
Le 16 octobre 2001, date officielle de l’inauguration de l’Institut du Judo à Paris par le président de la République, Monsieur Jacques CHIRAC, en présence de nombreuses personnalités réunies autour de Monsieur Michel VIAL, président de la Fédération Française de Judo.
2002Championnats du Monde par équipes de nations à Bâle : les féminines se classent 5ème et les garçons se classent 3ème.
2003Championnats du Monde Individuels Féminins et Masculins à Osaka (Japon). La France décroche 5 médailles d’argent avec Frédérique JOSSINET, Annabelle EURANIE, Larbi BENBOUDAOUD, Daniel FERNANDES et Ghislain LEMAIRE.
2004Jeux Olympiques d’Athènes (Grèce). Une seule médaille décrochée, celle d’argent par Frédérique JOSSINET.
2005Jean-Luc ROUGE est élu président de la FFJDA le 19 février.
Jeux Méditerranéens à Alméria. 6 médailles : deux en bronze pour Fanny RIABOFF et Anthony FRITSCH, une en argent pour POSSAMAI Stéphanie et trois titres pour Lucie DECOSSE, Ghislain LEMAIRE et Annabelle EURANIE.
Brigitte DEYDIER est nommée Directrice Technique Nationale.
Jean-Luc ROUGE est élu vice-président de l’UEJ.
2006La France première nation européenne de Judo avec 8 médailles dont 3 en or pour Barbara HAREL, Emane GEVRISE et Anne-Sophie MONDIERE quatre médailles d’argent pour Lucie DECOSSE, Céline LEBRUN, Daniel FERNANDES et Benjamin DARBELET et une de bronze pour Frédérique JOSSINET aux Championnats d’Europe de Tampere (Finlande).
Championnats du Monde par Équipes de Nations à Paris. L’équipe de France Féminine composée de Frédérique JOSSINET, Laetitia PAYET, Audrey LA RIZZA, Delphine DELSALLE, Barbara HAREL, Annabelle EURANIE, Fanny RIABOFF, Lucie DECOSSE, Anne MORLOT, Gevrise EMANE, Stéphanie POSSAMAI, Celine LEBRUN, Eva BISSENI et Anne-Sophie MONDIERE est Championne du Monde face à Cuba en finale.
L’équipe de France Masculine composée de Cyril SOYER, Dimitri DRAGIN, Benjamin DARBELET, Christophe BESNARD, Anthony FRITSCH, Daniel FERNANDES, Anthony RODRIGUES, Alain SCHMITT, Frédéric DEMONTFAUCON, Meheddi KHALDOUN, Ghislain LEMAIRE, Christophe HUMBERT, Matthieu BATAILLE et Pierre ROBIN remporte la médaille de bronze après avoir éliminé le Japon, chute contre la Russie puis sort victorieux contre l’Ukraine en place de trois. Championnat du Monde Juniors à Saint Domingue. La France récolte 6 médailles. Teddy RINER, Cyril MARET et Mickael REMILIEN sont Champions du Monde, Hervé FICHOT et Ketty MATHE obtiennent la médaille d’Argent et Axel CLERGET le bronze.
Championnats d’Europe par Équipes de Nations à Belgrade en Serbie. Les équipes françaises féminines et masculines ont obtenu la médaille d’argent.
2007Championnats d’Europe Seniors Individuels à Belgrade en Serbie. La France est la première nation d’Europe en judo en remportant 5 titres, 1 médaille d’argent et 3 de bronze.
Les titrés sont Lucie DECOSSE, Gevrise EMANE, Stéphanie POSSAMAI, Anne-Sophie MONDIERE et Teddy RINER. Audrey LA RIZZA obtient une très belle médaille d’argent et Frédérique JOSSINET ainsi que Benjamin DARBELET et Frédéric DEMONTFAUCON une médaille de Bronze.
2008Jean-Luc ROUGE est réélu président de la FFJDA le 8 novembre.
Championnats d’Europe Seniors Individuels à Lisbonne au Portugal. 2 titres, 1 médaille d’argent et 3 de bronze.
Lucie DECOSSE en -63kg et Anne-Sophie MONDIERE en +78kg décrochent l’or à ces championnats, tandis que Frédérique JOSSINET récolte l’argent en -48kg. Barbara HAREL en -57kg, Gevrise EMANE en -70kg et Pierre ROBIN en +100kg obtiennent une médaille de bronze.
Jeux Olympiques de Pékin, Chine.
La France ramène de ces jeux 4 médailles
Lucie DECOSSE en -63kg et Benjamin DARBELET en -66kg sont médaillés d’argent tandis que Stéphanie POSSAMAI en -78kg et Teddy RINER le sont de bronze.
À noter les très belles places de 5e pour Barbara HAREL en -57kg, Dimitri DRAGIN en -60kg, et Matthieu DAFREVILLE en -90kg.
2009Jean-Claude SENAUD est nommé Directeur Technique National le 1er octobre.
2010Championnats d’Europe à Vienne, Autriche. La France remporte 6 médailles : 1 en or avec Sofiane MILOUS en -60 kg. 1 en argent avec l’équipe de France masculine. 4 en bronze avec Pénélope BONNA en -52 kg, Ugo LEGRAND en -73 kg, Lucie LOUETTE en -78 kg et l’équipe de France féminine.
Championnats du monde à Tokyo, Japon. La France remporte 5 médailles.
2 en or avec Lucie DECOSSE en -70 kg et Teddy RINER en +100 kg. 3 en bronze avec Loïc KORVAL en -66 kg, Thierry FABRE en -100 kg et Matthieu BATAILLE en +100 kg.
2011Championnats d’Europe à Istanbul, Turquie. La France termine 1re nation avec 9 médailles :
4 en or avec Pénélope BONNA en -52 kg, Gévrise EMANE en -63 kg, Audrey TCHEUMÉO en -78 kg et Teddy RINER en +100 kg. 2 en argent avec Lucie LOUETTE en -78 kg et Anne-Sophie MONDIERE en +78 kg. 3 en bronze avec Frédérique JOSSINET en -48 kg, Laëtitia PAYET en -48 kg et Lucie DÉCOSSE en -70 kg.
La France accueille les championnats du monde au Palais Omnisports de Paris – Bercy 7 médailles sont remportées par l’Equipe de France :
6 en or (Gévrise EMANE en -63 kg, Lucie DÉCOSSE en -70 kg, Audrey TCHEUMÉO en -78 kg, Teddy RINER en +100 kg, les équipes féminine et masculine qui réalisent un doublé historique), 1 en bronze (Ugo LEGRAND en -73 kg)
Organisation au Palais Omnisports de Paris-Bercy de la rencontre de solidarité France-Japon afin de lever des fonds pour les victimes du tsunami.
2012Championnats d’Europe à Tcheliabinsk, Russie. La France remporte 6 médailles.
2 en or avec Gévrise EMANE en -63 kg et Ugo LEGRAND en -73 kg. 1 en argent avec Audrey TCHEUMÉO en -78 kg. 3 en bronze avec Laëtitia PAYET en -48 kg, Automne PAVIA en -57 kg et Clarisse AGBEGNENOU en -63 kg.
Jeux Olympiques à Londres, Grande-Bretagne. 7 médailles sont remportées par l’Equipe de France
Lucie DÉCOSSE en -70 kg et Teddy RINER en +100 kg sont sacrés championne et champion olympique
Priscilla GNETO en -52 kg, Automne PAVIA en -57 kg, Ugo LEGRAND en -73 kg, Gévrise EMANE en -63 kg, Audrey TCHEUMÉO en -78 kg remportent le bronze olympique.
Réélection de Jean-Luc ROUGÉ à la présidence de la FFJudo en novembre.
Jean-Luc ROUGE est réélu président de la FFJDA
2013Championnats d’Europe à Budapest, Hongrie. La France se classe 1re nation en remportant 13 médailles.
4 en or avec Automne PAVIA en -57 kg, Clarisse AGBEGNENOU en -63 kg, Lucie LOUETTE en -78 kg et Teddy RINER en +100 kg.
2 en argent avec Emilie ANDEOL en +78 kg et l’équipe de France féminine
7 en bronze avec Laëtitia PAYET en -48 kg, Dimitri DRAGIN en -66 kg, David LAROSE en -66 kg, Pierre DUPRAT en -73 kg, Loïc PIÉTRI en -81 kg, Cyrille MARET en -100 kg et Jean-Sébastien BONVOISIN en +100 kg
L’institut du judo accueille les championnats d’Europe vétérans
Championnats du monde à Rio de Janeiro, Brésil. La France remporte 7 médailles.
2 en or avec Loïc PIETRI en -81 kg et Teddy RINER en +100 kg. 2 en argent avec Clarisse AGBEGNENOU en -63 kg et Ugo LEGRAND en -73 kg. 4 en bronze avec Gévrise EMANE en -63 kg, Audrey TCHEUMEO en -78 kg, Alain SCHMITT en -81 et l’équipe de France féminine.
2014Montpellier accueille les championnats d’Europe. À l’issue de la compétition, la France termine 1re nation et établit son nouveau record de médailles européennes avec 15 médailles :
7 en or avec Automne PAVIA en -57 kg, Clarisse AGBEGNENOU en -63 kg, Loïc KORVAL en -66 kg, Audrey TCHEUMÉO en -78 kg, Emilie ANDÉOL en +78 kg, Teddy RINER en +100 kg, l’équipe de France féminine. 4 en argent avec Amandine BUCHARD en -48 kg, David LAROSE en -66 kg, Ugo LEGRAND en -73 kg, Loïc PIETRI en -81 kg, 4 en bronze avec Lucie LOUETTE en -78 kg, Alexandre IDDIR en -90 kg, Cyrille MARET en -100 kg et l’équipe de France masculine.
Championnats du monde à Tcheliabinsk, Russie. La France remporte 8 médailles :
3 en or avec Clarisse AGBEGNENOU en -63 kg, Teddy RINER en +100 kg et l’équipe de France féminine, 1 en argent avec Audrey TCHEUMÉO en -78 kg, 4 en bronze avec Amandine BUCHARD en -48 kg, Automne PAVIA en -57 kg, Loïc PIETRI en -81 kg et Emilie ANDÉOL en +78 kg.
2015Jeux Européens à Bakou, Azerbaïdjan. La France termine 1re nation en remportant 8 médailles :
3 en or avec Emilie ANDÉOL en +78 kg et les équipes de France féminine et masculine. 2 en argent avec Annabelle EURANIE en -52 kg et Loïc KORVAL en -66 kg. 3 en bronze avec Clarisse AGBEGNENOU en -63 kg, Loïc PIETRI en -81 kg et Cyrille MARET en -100 kg.
Championnats du monde à Astana, Kazakhstan. La France remporte 6 médailles :
2 en or avec Gévrise EMANE en -70 kg et Teddy RINER en +100 kg, 2 en argent avec Clarisse AGBEGNENOU en -63 kg, et Loïc PIETRI en -81 kg. 2 en bronze avec Automne PAVIA en -57 kg et Fanny-Estelle POSVITE en -70 kg.
Avec ce 8e titre, Teddy RINER devient le judoka ayant le plus remporté de titres de champion du monde.
Le Paris Grand Slam se déroule exceptionnellement au mois d’octobre à cause des travaux en cours en février au Palais-Omnisports de Paris Bercy. Le Paris Grand Slam est le premier événement à avoir lieu à l’AccorHotels Arena.
2016Championnats d’Europe à Kazan, Russie. La France termine 1re nation en remportant 7 médailles :
5 en or avec Automne PAVIA en -57 kg (3e titre), Walide KHYAR en -60kg, Gévrise EMANE en -70 kg (5e titre), Audrey TCHEUMÉO en -78 kg (3e titre) et Teddy RINER en +100 kg (5e titre), 1 en argent avec Priscilla GNETO en -52 kg et 1 en bronze avec Fanny-Estelle POSVITE en -70 kg.
Jeux Olympiques à Rio de Janeiro, Brésil. La France remporte 5 médailles :
2 en or avec Emilie ANDÉOL en +78 kg (première Française de l’Histoire à être sacrée dans cette catégorie) et Teddy RINER en +100 kg. 2 en argent avec Clarisse AGBEGNENOU en -63 kg et Audrey TCHEUMÉO en -78 kg. 1 en bronze avec Cyrille MARET en -100 kg.
Réélection de Jean-Luc ROUGÉ à la présidence de la FFJudo en novembre.
2017Championnats d’Europe à Varsovie, Pologne. La France termine 2e nation avec 8 médailles :
3 en or avec Priscilla GNETO en -57kg, Audrey TCHEUMÉO en -78kg et l’Equipe de France féminine. 3 en argent avec Margaux PINOT en -63kg, Axel CLERGET en -90kg et Cyrille MARET en -100kg. 2 en bronze avec Hélène RECEVEAUX en -57kg et Marie-Eve GAHIÉ en -70kg.
Championnats du monde à Budapest, Hongrie. La France termine 2e nation avec 4 médailles :
2 en or avec Clarisse AGBEGNENOU en -63kg et Teddy RINER en +100kg. 2 en bronze avec Hélène RECEVEAUX en -57kg et l’Equipe de France mixte (première compétition par équipe mixte en championnats du monde)
Championnats du monde toutes catégories à Marrakech, Maroc. Teddy RINER remporte son 10e titre mondial.
2018Championnats d’Europe à Tel Aviv, Israël. La France termine 2e nation avec 5 médailles :
3 en or avec Clarisse AGBEGNENOU en -63kg (3e titre), Madeleine MALONGA en -78kg et Romane DICKO en +78kg. 2 en argent avec Audrey TCHEUMEO en -78kg et Cyrille MARET en -100kg.

Vidéos : histoire du judo mondial

Histoire du judo mondial, 1/2

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Histoire du judo mondial, 2/2

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Vidéos : histoire du judo français en 4 parties

Histoire du judo français, 1/4

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Histoire du judo français, 2/4

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Histoire du judo français, 3/4

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Histoire du judo français, 4/4

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Vidéo : histoire « Judo compétition de la France »

Très belle vidéo racontant l’histoire du judo français, son épopée compétitive face au Japon. Comment la France a brisé la barrière des judokas gardiens des secrets du judo, comment la France a ouvert la voie, comme Anton Geesink, au reste du monde…

Vous retrouverez dans ce reportage des images d’archives exceptionnelles et les témoignages de Yamashita, Shinohara, Tamura ainsi que de nos Français, avec Jean-Luc Rougé, Jean-Paul Coche, Michel Brousse, David Douillet, Thierry Rey, Brigitte Deydier, Cathy Fleury, etc.

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Culture judo