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Ceintures de judo : comprendre la progression, de la blanche à la noire

Judokas du Dojo Franc-Comtois sur le podium de la Ligue de judo Bourgogne-Franche-Comté

Chaque saison, au Dojo Franc-Comtois comme dans tous les clubs de judo de France, la remise des ceintures est un moment attendu. Pour l’enfant, c’est la récompense d’une année d’efforts. Pour les parents, c’est parfois un mystère : pourquoi une ceinture orange-verte ? Combien de temps pour la noire ? Voici les repères essentiels, tirés de notre page sur la progression française.

1967 : la première progression française

En 1967, la Fédération française de judo (FFJDA) fixe une première progression, devenue le dénominateur commun des dojos français. Elle compte six couleurs avant la ceinture noire : blanche, jaune, orange, verte, bleue et marron. Chaque ceinture correspond à une liste de techniques : projections (nage waza), contrôles au sol (katame waza), étranglements (shime waza) et clés de bras (kansetsu waza).

Ce système avait une limite : conçu pour des adultes, il ressemblait davantage à une liste de prises qu’à une véritable progression pédagogique.

Judokas du Dojo Franc-Comtois sur le podium de la Ligue de judo Bourgogne-Franche-Comté

1989 : une progression pensée pour les enfants

Avec plus de 70 % de pratiquants de moins de 15 ans, la fédération revoit sa copie en 1989. La nouvelle progression vise un judoka qui commence vers 6 ans, avec neuf niveaux pour neuf années de pratique. Elle introduit les ceintures bicolores, ou à liseré, comme étapes intermédiaires. Pour chaque ceinture, un minimum de connaissances techniques est défini, que l’enseignant peut enrichir.

En 1998 apparaît un outil pédagogique consacré à l’éveil judo des 4-5 ans.

2019 : la progression Judo-Jujitsu

La progression actuelle, adoptée en 2019, compte douze niveaux et supprime certaines ceintures à liseré. Elle s’organise en trois périodes :

  • l’initiation ;
  • le perfectionnement global ;
  • le perfectionnement individualisé.

Elle inscrit aussi un âge plancher de 4 ans. C’est d’ailleurs l’âge à partir duquel le club accueille les plus petits dans ses cours de baby judo, au dojo de la rue des Chalets comme dans plusieurs sections du Grand Besançon.

Comment se passe un changement de ceinture au club ?

Au club, c’est l’enseignant qui suit la progression de chaque judoka, à partir du minimum technique attendu pour chaque ceinture, qu’il peut enrichir. La ceinture couronne une saison de travail régulier : présence aux cours, maîtrise des techniques, mais aussi attitude sur le tatami.

Ceintures noires du Dojo Franc-Comtois réunies sur le tatami lors d’une remise de grades

Un moment festif

Le 29 juin 2024, pour ses 50 ans, le club a remis des ceintures à tous les judokas présents sur le tatami, du baby judo jusqu’aux plus hauts gradés. Plus de 425 judokas étaient réunis au complexe sportif des Montboucons.

Et après la ceinture noire ?

La ceinture noire n’est pas une fin, mais une nouvelle étape. Le club relaie les inscriptions à des rendez-vous techniques comme l’examen kata et le test shiaï, organisés à Saint-Marcel en février 2025 (voir la page Compétitions et tournois). Le club propose aussi, le mercredi, une séance de préparation physique spécifique judo et kata pour les adolescents et les adultes.

Les enseignants du club sont eux-mêmes gradés, du 2e au 4e dan selon la page Les professeurs.

FAQ

Combien de temps faut-il pour obtenir la ceinture noire ?

Cela dépend de l’âge de départ, de la régularité et de chaque judoka. La progression de 1989 était pensée sur neuf années de pratique à partir de 6 ans.

À quel âge peut-on commencer le judo ?

Dès 4 ans, âge plancher prévu par la progression de 2019 et âge d’entrée en baby judo au club.

Les ceintures sont-elles les mêmes au Japon ?

Le Japon a son propre système. Notre page Les ceintures en France et au Japon présente l’évolution française en détail.